Datant du XIXe siècle, ce lavoir est un des derniers dans le canton. Il fut utilisé jusque dans les années 1960.
Le Pont de MainclayeDe Pont d Mainclaye ne subsiste actuellement que les berges car il fut décidé après les crues de 1960 de le démolir, il faisait barrage et d’en reconstruire un plus moderne un peu plus en aval.
Bessay fut un lieu stratégique pendant les guerres de Vendée avec la Bataille de Luçon le 14 août 1793 qui se passa au lieu-dit Mainclaye, pont franchissant la Smagne où périrent 5000 vendéens lors de la retraite face aux Bleus.

Le Vieux Salidieu est mentionné dès le XIVème Siècle. La façade austère, aux murs épais, est percée par quelques fenêtres. Le bâtiment abrite des cheminées du XVème Siècle. Un pigeonnier carré de dimension modeste marque l’entrée du domaine.
A côté au début du XXème siècle fut construit Le Nouveau Salidieu, propriété privée également.
Le Moulin à Eau de RassouilletAu XVIIIe siècle, il y avait 7 moulins à eau sur la commune de Corpe. Stofflet, à la tête des Angevins avait pris position aux abords du moulin lors de la bataille de Luçon le 14 août 1793. La cheminée du moulin date du XXe siècle car le débit de la Smagne étant trop faible en été, une chaudière fut installée. Le moulin fonctionna jusqu’en 1970.
L'église de CorpeL'église St Ephrem de Corpe fut érigée primitivement comme une simple chapelle de style ogival. Incendiée pendant les Guerres de Religion, elle fut partiellement reconstruite en 1839 par le chevalier Charles Maynard de La Claye, dont le tombeau se situe dans le cimetière communal. En 1847, la voûte s'effondre lors d'un ouragan. Le clocher gothique, avec sa galerie périphérique, est alors élevé sur les bases de l'ancienne tour, au centre de l'édifice. L'église de Corpe est l'une des rares églises à posséder un porche, toujours à l'ombre du marronnier

Entre Péault et la Couture, Lavaud est un lieu de traversée du Lay, d’après des découvertes archéologiques. La traversée s’effectuait auparavant en barque puis en 1840 un projet de bac échoua. Ce pont métallique fut construit par Gustave Eiffel en 1877. C’est un des 16 ponts encore en service construits par M. Eiffel.

Il fut détruit en 1740 lors d’une importante crue. Une passerelle provisoire avait alors été mise en place ainsi qu’un bac pour les véhicules. En 1810, un nouveau pont se construit. Avec ses 2 arches il dessert la rue centrale dont le tracé fut fixé par Napoléon 1er. La circulation devenant de plus en plus intense, le pont fut reconsolidé en 1985 et par la même occasion, les trottoirs furent élargis et le parapet en granit remplacé par du fer forgé. De ce pont vous aurez une vue magnifique sur l’Eglise, sur le Lay et les habitations qui l’entourent.
Hôtel de Ville à Mareuil sur Lay-DissaisL’hôtel de ville ainsi que l’office de tourisme, se sont installés dans une ancienne maison bourgeoise datant de la fin du XIXe siècle. Edifiée au centre du bourg, elle est entourée d’un grand parc. Le Dr Gellereau en a été propriétaire et c’est aussi lui qui composa la célèbre chanson « La Mareuillaise » dont voici le refrain :
« Chantons Mareuil, notre patrie
Le Lay qui dort dans la prairie
La Carpe illustre et le brochet
Chantons nos blés d’or, nos collines
Aux crus fameux, cités divines
Du vin clairet »
Le Logis du Coteau à BessayLe Logis du Coteau apparaît dans les textes au XIVème siècle sous le nom de "l'hôtel des Cousteaux Veillet". Il appartient successivement aux familles Cousteaux et Bodin.
A la fin du XVIIIème siècle, le propriétaire transforme l'ensemble de la maison en un corps de logis à deux niveaux avec deux retours d'ailes.
La porte principale est ornée de deux pilastres et est surmontée d'un fronton triangulaire portant une date et une inscription : "1770 – Pax His Edibus Probo Dignes" (Paix à cette maison qui le mérite par leur probité).
A l'intérieur, plusieurs cheminées de styles Louis XV et une rampe Louis XVI sont conservées.
Propriété privée : non ouverte au public.
Le chêne liège à La BretonnièreCe chêne liège est âgé de plus de 300 ans.
Il fait partie des arbres les plus remarquables de la Vendée.

Cette passerelle a été construite de 1964 à 1966 en même temps que les portes de Mortevieille et l'écluse de l'Yon. Elle permet la traversée de la rivière par les agriculteurs avec leur matériel.
Autrefois, un bateau à "chaînes" était installé pour le passage des habitants. Chaque bout de la barque était relié à une rive par une chaîne et le passager tirait la chaîne pour rejoindre l'autre berge.
Lorsqu'un passager oubliait de laisser la chaîne libre en partant, la personne qui arrivait sur la rive opposée devait attendre que quelqu'un vienne par l'autre bord pour détacher le bateau !
Les Portes de MortevieilleCet ouvrage a été construit de 1964 à 1966. Il permet de réguler le cours de la rivière Le Lay jusqu'à Mareuil sur Lay situé à 9km en amont. Il maintient l'eau en été dans la rivière et les canaux des marais environnants. En hiver, les portes sont ouvertes pour évacuer les crues.
L'ouvrage est constitué de 5 pertuis formés par des portes de 5m de largeur et 3,60m de hauteur. Ces portes initialement en bois ont été remplacées en 1996 par des portes métalliques plus légères (2,7 tonnes par porte au lieu de 4 tonnes). Le mouvement des portes est électrifié depuis 1986. Il faut 40 minutes pour lever l'ensemble des 5 portes.

La construction de l'église de La Claye est difficile à dater. L'église et la paroisse de La Claye apparaissent dans les écrits au cours du XIIIème siècle. La paroisse doit son origine à l'établissement de moines venus de la puissante abbaye de Saint Michel en l'Herm, fondant ici un prieuré portant le nom de Saint Hilaire La Claye.
Possession de la famille De Plouer du XVème au XVIIème siècle, elle est vendue comme bien national à la fin du XVIIème siècle à Joseph SERRE, fabriqueur de la paroisse. Elle deviendra la propriété des MAYNARD de la CLAYE jusqu'au début du XXème siècle. On ignore la date à laquelle elle a été donnée ou vendue à la commune. Elle a été restaurée de 1995 à 1999.
A l'intérieur on peut voir un retable remarquable de par son style que l'on ne trouve pas ailleurs (restauré en 1999) et une horloge à cage en état de fonctionnement, datant du XVIIIème siècle, restaurée en 1996.

Cet ancien treuil servait à manœuvrer la vanne qui régule le niveau d'eau dans les marais de La Claye. Il avait été installé en 1852 lors de la réalisation de la digue de La Claye. Sa conception correspond à l'époque de Vauban.

Le château d'eau de la Mainborgère est alimenté par l'usine de production d'eau potable du Marillet. Ce réservoir d'eau se distingue par l'audace de ces caractéristiques et par la technique utilisée lors de sa construction.
Dans un premier temps, la tour de 50m de hauteur est bâtie. Ensuite, la cuve conique est construite au sol autour de la tour. Puis elle est montée au sommet de la tour en 3 jours par un système de vérins hydrauliques. Un dispositif anti-houle est installé dans la cuve pour éviter les phénomènes de résonance de la masse d'eau.
Caractéristiques : Hauteur totale : 60 m
Volume d'eau de la cuve : 5 000 m3
Diamètre de la cuve : 42 m
Poids de l'ouvrage plein d'eau : 9 500 T
Le barrage du Marillet a été construit de 1983 à 1987 pour répondre à des besoins toujours croissants en eau potable, à la nécessité de soutenir des étiages du Lay et des marais en aval, et à l'irrigation des terres limitrophes.
La retenue ainsi créée s'étend sur 127 ha et sa réserve contient 7 300 000 m3 d'eau. Ce barrage est couplé avec une micro-centrale hydro-électrique conçue pour fonctionner l'hiver et en période de crue. Deux turbines permettent de débiter du courant sur une ligne EDF moyenne tension.
En aval de cette installation, est implantée une usine de production d'eau potable alimentée à partir du barrage. Elle permet d'assurer une production de 20 000 m3/jour.
Caractéristiques du barrage : Hauteur totale : 31 m
Longueur en crête : 181,5 m
Volume de béton mis en œuvre : 44 000 m3
Né en 1890 à Thorigny, sixième enfant d'un couple de cultivateurs, Eugène Arceau grandit à Corpe, où il fait sa communion à 11 ans. Il mesure alors 1,75m.
Lors de la mobilisation pour la Grande Guerre, il est renvoyé dans son foyer : ses 2,35m posent trop de problèmes au service d'intendance. Paradoxe familial : son frère avait été réformé quelques années plus tôt parce qu'il était trop… petit !
Sa pointure (62) l'oblige à venir se chausser à La Roche sur Yon, et le soir, quand il se promène en ville, pas besoin d'allumettes pour ses cigarettes : il lui suffit de se pencher sur un réverbère à gaz !
Populaire dans toute la région, "le Géant de Corpe" se produit ensuite avec son ami, le nain Topette. Il tente avec succès la grande aventure, partant en tournée à travers l'Amérique, puis l'Europe. De nombreuses cartes postales, éditées dans toutes les langues, témoignent de cette époque.
En 1922, il se retire à Corpe, auprès de sa mère, où il s'est fait construire une coquette maison. Il meurt en 1927, à l'âge de 37 ans des suites d'une otite mal soignée.
Stèle du Bois Roquet à La CoutureSous le contrôle du mouvement de résistance OCM (Organisation Civil et Militaire), des parachutages d'armes ont lieu en juillet-août 1943 en Vendée.
Le chef local de la résistance choisit un terrain en rase campagne, l'identifie par ces coordonnées sur une carte Michelin et l'affecte d'un message de reconnaissance pour la réception.
A la réception du message transmis par la BBC, le groupe local balise le terrain avec des lampes électriques. Après un échange de signaux lumineux entre le sol et l'avion, le parachutage a lieu.
Il comprend une vingtaine de containers de 150 à 200 kg qui sont chargés sur des charrettes à bœufs ou dans des fourgonnettes, puis dirigés vers les abris prévus (sous des fagots, au fond d'une citerne, dans un faux grenier ou dans un champ labouré qu'on plante de choux).
Les containers sont remplis d'un armement léger, comme des mitraillettes et des fusils avec leurs munitions, auxquels s'ajoutent des friandises et des paquets de cigarettes.

Une carrière désaffectée située à 1,5 km, est utilisée pour stocker, en hiver, de l'eau provenant du ruisseau voisin : la Doulaye. En été, cette eau est renvoyée dans le ruisseau et s'écoule jusqu'à Mareuil. Là elle est transférée par pompage jusqu'ici dans la rivière le Lay, en amont de la chaussée (digue) du moulin. Puis l'eau est pompée de l'aval vers l'amont, au niveau des chaussées du Braud et des Moutiers sur le Lay. La rivière est ainsi réalimentée sur 10 km. Cette eau est ensuite utilisée pour l'irrigation pour une association d'agriculteurs.
Ainsi une partie de l'excès d'eau hivernal, qui auparavant allait à la mer, permet maintenant d'arroser les cultures pendant la période sèche de l'été.
Le Logis de MarmandeCe logis fortifié date du XVIème siècle. Au moment des Guerres de Vendée, le propriétaire Gilbert de Rorthays émigre à Londres. Le château est saccagé et incendié. Confisqué comme bien d'émigré, il est vendu avec la métairie attenante, comme bien national en 1798.
En 1964, les nouveaux propriétaires, M. et Mme Maurice FERRÉ, restaurent le logis presque en ruine.
Le Logis de la Motte OrsonCe vieux logis, situé sur la commune des Moutiers sur le Lay, est une ancienne seigneurie ayant appartenu principalement aux familles de Rivecourt et de Ramsay, du XVème au XVIIIème siècle.
Devant une grande cour, le logis se présente en forme de L retourné et comprend des bâtiments agricoles, dont deux granges et un pigeonnier auxquels viennent s'ajouter, en état de ruine complète, la maison du gardien de jour à l'entrée du site et celle du gardien de nuit, entre la grande grange et le logis, où il ne reste plus que deux pans de mur et une fenêtre démurée.
Cette construction fait suite à une partie beaucoup plus ancienne, située à une vingtaine de mètres en contrebas du logis, où ne subsiste plus qu'une motte de terre, entourée de douves circulaires.
A ces bâtiments s'ajoutaient une chapelle, un moulin et un four à pain, totalement disparus à ce jour.
Lavaud à PéaultCette zone de marais fut autrefois occupée par l'océan. Les alluvions de la rivière le Lay, ont peu à peu comblé cette partie de l'ancien Golfe des Pictons. Aujourd'hui le Lay doit encore parcourir plus de 25 km pour rejoindre la mer.
A Mortevieille le circuit traverse le Lay sur un pont doté de 5 écluses. Près de Lavaud, le franchissement du Lay se fait sur un pont métallique construit par Eiffel. A proximité est érigée une stèle commémorant le 1er parachutage d'armes en Vendée.
L'église des PineauxCette église est difficile à dater compte tenu des destructions au cours des siècles (pillages et incendie à la Révolution) et des adjonctions qui furent réalisées. Une partie du mur sud de cet édifice, semblerait indiquer que l'origine de la construction remonte au XIIème siècle. Composée initialement d'une seule nef voûtée en berceau, deux bras de transept lui furent ajoutés en 1680. Le bas relief de la chapelle nord, en pierre, représente le martyr de Saint Laurent, brûlé sur le gril. Il est du XVIIème siècle et fut restauré en 1996. L'extérieur et le clocher de l'église ont été entièrement restaurés en 1998.

L'ancien Pont du Gué Besson avait été construit en 1846 et restauré en 1923. Il était composé de deux voûtes plein cintre et d'une voûte surbaissée en pierre. Les piliers étaient construits sur des pieux battus sur alluvions. L'inspection du pont montra un tassement de 30 cm et un début de déstabilisation de l'ouvrage. Il fut décidé de le remplacer.
Au cours de la démolition, on a constaté que cette évolution était due à un pieu cassé par excès de compression et à une sous estimation de la poussée latérale des eaux lors de la construction.
Les Pierres FollesLes Pierres Folles de Follet sont deux menhirs datant de 3000 ans avant Jésus-Christ. Elles pèsent 11 et 15 tonnes et proviendraient de la Vallée de l'Yon, située à plus de 2 kms.
La légende raconte que Gargantua aimait beaucoup venir en Bas Poitou pour jouer aux palets. Au cours de ses jeux, il écrasait des maisons et des troupeaux et il était devenu la terreur de la région. Un jour, il écrasa une dizaine de moutons en jouant à Rosnay. Les chiens du troupeau le mordirent au talon. N'ayant pas réussi à les attraper, il leur lança deux palets qui se fichèrent en terre, formant les Pierres Folles de Follet.

Le site de Péault possédait deux moulins à eau qui se partageaient l'usage de l'eau, l'un ayant un droit de deux tiers d'eau et l'autre d'un tiers.
En période estivale, le débit de la rivière était insuffisant pour faire tourner les moulins. Aussi une machine à vapeur fut installée avec sa cheminée de 18 m de hauteur encore visible aujourd'hui. Le moulin cessa de fonctionner dans les années 1920.
Afin de maintenir un niveau d'eau suffisant en été dans le Lay, la chaussée du moulin fut reconstruite en 1993.
La Chapelle St Brice - Sainte PexineL'origine précise de Saint Brice n'est pas connue. Une tradition indique que vers le Xème siècle, un moine nommé BRY venant de l'ancienne abbaye des Moutiers sur le Lay eut une vision de la Sainte Vierge à la suite d'une longue prière. Le moine en reconnaissance construisit en ce même lieu et de ses propres mains, une petite cellule décorée d'un autel d'où, à son grand étonnement, il vit jaillir une eau bienfaisante aux maladies du corps.
La grotte de Saint Brice fut un lieu de pèlerinage important au début du XIXème siècle : de douze à quinze mille fidèles s'y rassemblaient le 15 août et le 8 septembre.
La chapelle actuelle fut reconstruite en 1954. Le procès-verbal de la restauration fut scellé dans un logement prévu lors de la construction et mentionne les 67 habitants qui y ont travaillé.
